Faire évoluer rapidement les pratiques
Le logement de qualité ne se limite pas à une bonne isolation ou à une performance énergétique satisfaisante. Avec la multiplication des épisodes caniculaires, la capacité d'un bâtiment à protéger ses occupants contre les fortes chaleurs devient un critère essentiel. À l'heure où certains experts anticipent des villes pouvant atteindre 50 °C, les bailleurs sociaux sont amenés à repenser leurs modèles de construction et de réhabilitation.
C'est l'orientation choisie par Seqens, filiale d'Action Logement, qui fait de l'adaptation climatique l'un des axes majeurs de sa stratégie 2026. Au-delà de la production de logements, le groupe entend améliorer durablement le confort de vie de ses 250 000 locataires en intégrant les enjeux de confort d'été, de végétalisation et de résilience urbaine. Une évolution qui illustre un changement de paradigme : demain, la qualité d'un logement se mesurera aussi à sa capacité à rester habitable pendant les épisodes de chaleur extrême.
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Construire des logementsCAPABLESde résister aux canicules
Dans un contexte où les climatologues évoquent des villes pouvant atteindre 50 °C, la question du confort d'été devient un véritable enjeu de santé publique, en particulier pour les personnes âgées, les enfants ou les ménages les plus fragiles.
C'est cette évolution que Seqens entend anticiper. Le bailleur social estime que la réponse ne peut plus se limiter à réduire les consommations d'énergie. Comme il l'affirme : « Face à l’intensification des vagues de chaleur, Seqens entend passer d’une logique de transition énergétique à une véritable stratégie d’adaptation climatique. L’enjeu n’est plus seulement de construire des bâtiments sobres en énergie, mais de concevoir des logements et des quartiers capables de protéger durablement les habitants face aux épisodes de chaleur extrême. »
Pour y parvenir, le groupe s'est engagé dans le collectif « Nos villes à 50 °C », créé avec CDC Habitat et coordonné par A4MT. L'objectif n'est pas d'élaborer une réflexion théorique supplémentaire, mais de faire évoluer rapidement les pratiques de construction et de réhabilitation à partir d'opérations concrètes. La démarche vise ainsi à « tester des solutions opérationnelles, construire des méthodes communes, des outils, des critères de mesure et des références partagées, afin d’intégrer plus fortement le confort d’été, la végétalisation, la biodiversité, les matériaux, les usages et la résilience des quartiers. »
La qualité du logement, un enjeu
ENVIRONNEMENTAL MAIS AUSSI SOCIAL
Cette approche dépasse largement les seules performances techniques des bâtiments. Pour Seqens, l'adaptation climatique concerne aussi bien les constructions neuves que les réhabilitations ou encore les transformations de bureaux en logements. Elle s'accompagne d'actions d'information auprès des locataires avant les épisodes de fortes chaleurs et se concrétise déjà à Bagneux avec une opération conçue selon les futurs standards environnementaux : objectif RE2028, certification NF Habitat HQE niveau 6, label biosourcé, 40 % de pleine terre, 50 % de toitures végétalisées et prise en compte de l'inconfort d'été dès la conception.
Au-delà des performances environnementales, Seqens défend donc une vision plus globale de la qualité résidentielle. « À travers cette démarche, Seqens entend préserver le confort des habitants, limiter les dépenses énergétiques liées aux fortes chaleurs, protéger les publics les plus vulnérables et préparer les villes franciliennes au climat de demain. L’adaptation climatique devient ainsi un sujet environnemental, mais aussi social, sanitaire et de pouvoir d’achat. » conclut le bailleur social.
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