Étude Seloger
Avec un budget de 250 000 euros, tous frais inclus, il est encore possible d’acheter un logement spacieux dans une large majorité des communes françaises. Mais selon une étude publiée par SeLoger, la surface accessible varie dans des proportions spectaculaires selon les territoires.
Que peut-on réellement acheter aujourd’hui avec 250 000 euros en France ? Pour répondre à cette question, SeLoger a passé au crible l’ensemble des communes françaises. Son étude, publiée en mai 2026, met en lumière des écarts de pouvoir d’achat immobilier considérables entre les métropoles les plus tendues et les villes plus accessibles, parfois situées à quelques dizaines de kilomètres seulement des grands centres urbains.
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Des écarts de surface impressionnants selon les territoires
Selon SeLoger, un budget global de 250 000 euros (intégrant frais d’agence et frais de notaire) permet d’acquérir en moyenne 95 m² en France, soit l’équivalent d’un quatre-pièces. Dans neuf communes sur dix, cette enveloppe ouvre même l’accès à 80 m² ou davantage. Mais cette moyenne cache d’importantes disparités territoriales.
À Paris, où le prix moyen atteint 9 692 €/m², ce budget ne permet d’acheter qu’environ 23 m². À l’inverse, dans des villes comme Mulhouse ou Saint-Étienne, le même montant donne accès à plus de 180 m² pour un appartement. « Le vrai sujet, c’est de savoir où chercher », souligne SeLoger, qui rappelle que la population reste concentrée dans les bassins d’emploi où les prix sont les plus élevés.
Des opportunités en régions et autour des métropoles
L’étude montre également que certaines régions offrent un pouvoir d’achat immobilier nettement supérieur à la moyenne nationale. En Bourgogne-Franche-Comté, région la plus accessible selon SeLoger, 250 000 euros permettent d’acheter un appartement de 119 m² ou une maison de 141 m². Les Hauts-de-France et le Centre-Val de Loire figurent également parmi les territoires les plus favorables aux acquéreurs.
Autre enseignement : il est possible de gagner significativement en surface sans renoncer au bassin d’emploi d’une grande ville. À moins de 50 kilomètres des métropoles, certaines communes périphériques offrent des gains immédiats. Autour de Lille, par exemple, Roubaix permet d’acheter un appartement de 114 m² et une maison de 141 m², contre respectivement 66 m² et 63 m² dans la métropole lilloise. Une illustration concrète de l’arbitrage croissant entre localisation et surface habitable.
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