1er Observatoire Nestenn des trajectoires immobilières
Le premier Observatoire Nestenn des trajectoires immobilières révèle que les achats immobiliers sont majoritairement des projets choisis, tandis que les ventes répondent le plus souvent à des contraintes personnelles. Une lecture inédite des parcours résidentiels des Français.
Avec son Observatoire, réalisé auprès de 1 161 clients ayant acheté ou vendu un bien au cours des douze derniers mois, Nestenn propose une approche différente du marché immobilier. Au-delà des prix ou des volumes de transactions, l'étude s'intéresse aux raisons qui poussent les Français à acheter ou à vendre. Premier enseignement : 74 % des achats sont des projets choisis, tandis que 65 % des ventes sont liées à des contraintes de vie.
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Acheter pour améliorer son cadre de vie
L'étude montre que l'acquisition d'un logement répond avant tout à une recherche de mieux-vivre. Huit acquéreurs sur dix achètent leur résidence principale et 48,8 % envisagent d'y rester au moins dix ans. Contrairement aux idées reçues, les grands événements familiaux jouent un rôle limité dans le passage à l'acte : la première motivation est l'envie de changer de cadre de vie (30 %), loin devant la séparation ou le divorce (7,5 %), la mobilité professionnelle (5,5 %) ou l'arrivée d'un enfant (2,6 %). Par ailleurs, 47,8 % des achats s'effectuent dans un rayon de moins de 20 kilomètres et 34,4 % dans la même commune ou une commune limitrophe, preuve que les Français privilégient une évolution résidentielle plutôt qu'un bouleversement de leur mode de vie.
Les évènements déclencheurs d'un achat
L'analyse de
DELPHINE ROUXEL
"Sans qu’il soit associé à un changement de vie radical, l’achat s’inscrit dans une quête de mieux-vivre. On cherche un "ailleurs" sans vouloir tout réinventer. Les transactions se font dans un périmètre qui dépasse rarement le département ou la région où l’on vit. Une mobilité longue implique de changer de travail, de médecin, d’école, de se refaire des amis, etc. La démarche est engageante et donc plus marginale." (Delphine Rouxel, présidente et cofondatrice du groupe Nestenn )
Des ventes souvent subies plutôt que choisies
À l'inverse, la vente apparaît bien davantage comme la conséquence d'un événement de vie. 65 % des vendeurs déclarent avoir vendu sous l'effet d'une contrainte : succession, séparation, changement de cadre de vie ou nécessité d'adapter leur logement figurent parmi les principaux déclencheurs.
Dans un marché toujours difficile, 30 % des vendeurs disent avoir rencontré des difficultés au cours de leur transaction. Les principaux freins évoqués sont le contexte de marché atone (29,6 %), le manque de visites (29 %), un prix initial trop élevé (25,4 %) ou encore les difficultés des acquéreurs à obtenir leur financement (20 %). Résultat : six vendeurs sur dix ont dû revoir leur prix à la baisse.
L'étude met également en lumière une situation de fragilité pour certains ménages. Un vendeur sur huit devient locataire après la vente de son bien. Les personnes seules et les familles monoparentales y sont particulièrement représentées, tandis que 26 % utilisent le produit de la vente pour rembourser des dettes et 18 % constituent une épargne de transition.
Les évènements qui déclenchent un besoin de vendre
Le climat s'impose progressivement dans les décisions immobilières
Les enjeux environnementaux prennent désormais une place importante dans les critères d'achat. 80,8 % des acquéreurs déclarent accorder de l'importance au DPE, dont 30 % en font un critère déterminant. Près de 48,3 % disent intégrer le risque climatique dans leur réflexion et 24,3 % ont déjà renoncé à un bien en raison de ces risques. En revanche, le climat influence encore peu les décisions de vente : seuls 14,8 % des vendeurs indiquent que le DPE a joué un rôle dans leur décision, même si cette proportion atteint 25 % pour les biens d'investissement.
Acquéreurs : les taux de mobilité varient beaucoup à mesure qu'on avance en âge
Un éclairage original sur les dynamiques résidentielles
En s'intéressant aux parcours de vie plutôt qu'aux seuls indicateurs de marché, le premier Observatoire Nestenn apporte un éclairage original sur les dynamiques résidentielles. Il montre que l'achat demeure avant tout un choix tourné vers l'amélioration du quotidien, tandis que la vente répond fréquemment à des événements subis. Une approche qui rappelle que derrière chaque transaction immobilière se cache avant tout une trajectoire de vie.
Derrière chaque transaction immobilière se cache une histoire de vie. L'achat reste majoritairement un acte de projection et d'amélioration du quotidien. La vente, elle, accompagne souvent un événement personnel ou familial que l'on ne choisit pas. C'est probablement le principal enseignement de cet observatoire : les acheteurs construisent un projet, tandis que les vendeurs s'adaptent à une situation. Comprendre cette différence permet de mieux appréhender les attentes réelles des Français face au logement.
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