Les trois organisations estiment que le rapport gouvernemental confirme les effets négatifs du dispositif sur l’offre locative et l’investissement privé
À la suite de la publication du rapport d’évaluation de l’encadrement des loyers, l’UNIS, l’UNPI et le SNPI affichent une position commune : ne pas généraliser le dispositif et mettre un terme à l’expérimentation à son échéance, en novembre 2026.
Les trois organisations considèrent que le rapport confirme plusieurs critiques qu’elles formulent depuis plusieurs années, notamment concernant la rentabilité locative, l’attractivité de l’investissement privé et la disponibilité de l’offre de logements. Elles estiment que les effets observés sur la modération des loyers restent limités au regard des conséquences économiques et structurelles sur le marché locatif.
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Des positions complémentaires et concordantes
Pour l’UNIS, la poursuite de l’expérimentation ne ferait qu’entretenir l’incertitude des acteurs du marché. Sa présidente, Danielle Dubrac, juge ainsi que « pour redonner confiance dans le secteur locatif, il faut des mesures claires, nettes, et précises. Prolonger à nouveau l’expérimentation serait une demi-mesure, provoquant rejet et attentisme chez les bailleurs et les investisseurs. Le rapport est suffisamment parlant : l’encadrement, ça ne fonctionne pas ». De son côté, Sylvain Grataloup, Président de l’UNPI, estime que le dispositif « désorganise gravement le marché locatif » et pénalise à la fois bailleurs et locataires. Même analyse au SNPI, dont le président Alain Duffoux considère que l’encadrement des loyers détourne les investisseurs privés du logement résidentiel alors que “leur mobilisation est indispensable pour financer, développer et maintenir une offre locative suffisante afin de répondre aux besoins de logement des Français.”
Pour redonner confiance dans le secteur locatif, il faut des mesures claires, nettes, et précises. Prolonger à nouveau l’expérimentation serait une demi-mesure, provoquant rejet et attentisme chez les bailleurs et les investisseurs. Le rapport est suffisamment parlant : l’encadrement, ça ne fonctionne pas.
Lorsqu’un rapport permet à chacun de voir midi à sa porte, cela démontre bien que le système ne tient plus. Il désorganise gravement le marché locatif et fait, une fois encore, des bailleurs comme des locataires les victimes d’un dispositif profondément vicié.
L’approche actuelle d’encadrement des loyers contribue à détourner les investisseurs privés du secteur résidentiel vers des secteurs plus versatiles voire étrangers, alors même que leur mobilisation est indispensable pour financer, développer et maintenir une offre locative suffisante afin de répondre aux besoins de logement des Français.
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