Une reprise hétérogène
Le marché immobilier français continue d'afficher des signaux contrastés. Si plusieurs grandes métropoles enregistrent une hausse des prix et un regain d'activité au printemps 2026, d'autres poursuivent leur correction. Selon le dernier baromètre SeLoger-Meilleurs Agents, l'analyse croisée des prix et des délais de vente met en évidence trois profils de marchés distincts, révélateurs d'une reprise encore inégale sur le territoire.
Un rebond printanier inégal : le mois de mai enregistre parmi les plus fortes variations mensuelles depuis le début de l’année dans le Top 11 avec Montpellier, Marseille et Rennes en tête, mais aussi avec Bordeaux et Lille qui poursuivent leur correction. La France entière reste à −0,2 % depuis janvier 2026.
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Une reprise des prix à plusieurs vitesses
Le mois de mai 2026 a été marqué par certaines des plus fortes variations mensuelles observées depuis le début de l'année dans les grandes villes françaises. Montpellier, Marseille, Rennes, Nantes et Toulouse enregistrent les progressions les plus importantes, tandis que Bordeaux et Lille poursuivent leur phase de correction. Malgré ces rebonds locaux, l'indice national des prix immobiliers demeure légèrement négatif, à -0,2 % depuis janvier 2026, preuve que la dynamique des grandes métropoles ne suffit pas encore à entraîner l'ensemble du marché.
Délais de vente : trois profils de marchés se dessinent
L'étude des délais de vente permet d'aller au-delà de la seule lecture des prix. SeLoger distingue ainsi trois configurations. La première, la plus favorable, associe hausse des prix et réduction des délais de vente. Paris, Lyon, Marseille, Montpellier et Nantes en sont les principaux exemples. À Paris, le délai médian est passé de 72 à 66 jours en trois mois, tandis que Nantes affiche le délai le plus court parmi les grandes villes avec 62 jours.
Un deuxième groupe réunit Bordeaux, Lille et Nice. Dans ces marchés d'ajustement, les prix reculent mais les délais de vente se raccourcissent, signe que les baisses consenties par les vendeurs soutiennent la demande. Enfin, Rennes, Toulouse et Strasbourg connaissent une situation plus délicate : les prix continuent de progresser alors que les délais de vente s'allongent, révélant des négociations plus difficiles entre vendeurs et acquéreurs. Rennes apparaît comme le cas le plus emblématique avec un délai moyen de 107 jours, en hausse de 30 jours sur un an.
Prendre en compte le délai de vente permet de dépasser la seule lecture des prix : il révèle si la demande valide ou non les niveaux pratiqués par les vendeurs. En mai, la majorité des grandes villes se trouve dans une configuration favorable, où les acheteurs acceptent les niveaux de prix pratiqués. Mais les signaux divergents de Rennes, Toulouse et Strasbourg indiquent que cette reprise n’est pas encore homogène : dans ces marchés, les vendeurs pourraient être amenés à réviser leurs prix si la demande tarde à se consolider.
Le baromètreEN CHIFFRESSeLoger-Meilleurs Agents
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