Conférence de presse SeLoger et Meilleurs Agents
Après une reprise qui a marqué le pas en 2026, quelle trajectoire pour le marché immobilier en 2027 ? SeLoger et Meilleurs Agents envisagent deux scénarios très différents, avec de 900 000 à un million de transactions dans l’ancien selon l’évolution du contexte économique et de la politique du logement.
2027 sera-t-elle enfin l’année d’une véritable reprise immobilière ? Pour SeLoger et Meilleurs Agents, qui tenaient leur traditionnelle conférence de presse de rentrée, rien n’est encore joué. L’évolution du conflit au Moyen-Orient, la confiance des marchés dans la dette française, mais aussi les orientations qui seront prises en matière de logement après l’élection présidentielle pourraient faire basculer le marché d’un scénario à l’autre.
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UNE REPRISE FRAGILE ET PLUSIEURS SCÉNARII POSSIBLES
Après le rebond de 2025, le marché immobilier ancien devrait terminer 2026 autour de 955 000 transactions, quasiment autant qu’un an auparavant. Un niveau solide, mais encore inférieur à son potentiel, estimé par SeLoger et Meilleurs Agents autour d’un million de ventes annuelles. Dans le même temps, les prix stagnent au niveau national et la remontée des taux pèse de nouveau sur le pouvoir d’achat immobilier des ménages. La reprise est donc là, mais elle reste fragile.
Jusqu’à un million de transactions si les conditions s’améliorent
Premier scénario, le plus favorable : le choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient s’atténue rapidement, les tensions sur la dette française restent contenues et le nouveau gouvernement met en place une politique du logement « claire et visible ». Le marché pourrait alors se rapprocher progressivement de son potentiel, avec 980 000 à un million de transactions dans l’ancien en 2027 et une progression des prix comprise entre 2 et 3 %.
La question du crédit restera néanmoins déterminante. À court terme, SeLoger et Meilleurs Agents n’attendent pas de nouveau souffle de ce côté. En revanche, une désescalade rapide du conflit, accompagnée de tensions contenues sur la dette française, pourrait permettre une détente progressive après la remontée des taux observée en 2026.
Sans amélioration, un marché qui continuerait à tourner en sous-régime
À l’inverse, un conflit qui s’installe au Moyen-Orient, une dégradation de la confiance dans la dette française et l’absence d’un cap suffisamment clair en matière de logement maintiendraient le marché sous pression. Dans ce scénario, SeLoger et Meilleurs Agents tablent sur 900 000 à 930 000 transactions dans l’ancien en 2027 et des prix globalement stables.
Au-delà de la conjoncture économique, les deux plateformes pointent un problème plus profond : les difficultés du marché du logement finissent par s’alimenter les unes les autres. Une accession plus difficile maintient davantage de ménages dans le parc locatif, le retrait des investisseurs réduit l’offre à louer et la faiblesse de la construction prépare le manque de logements de demain. L’instabilité fiscale et réglementaire contribue, elle aussi, à l’attentisme des ménages et des professionnels. Solvabiliser les acheteurs, relancer la construction, faire revenir les investisseurs privés et stabiliser les règles figurent donc parmi les leviers identifiés pour 2027.
L'analyse de
THOMAS LEFEBVRE
"2027 peut être l’occasion de changer la donne. Mais une baisse des tensions géopolitiques ne suffira pas : la trajectoire de la dette française comptera également et, surtout, le logement a besoin d’un cap. Après plusieurs années de changements de règles et de manque de visibilité, redonner de la confiance et de la stabilité aux ménages comme aux professionnels sera essentiel pour permettre au marché de se rapprocher de son potentiel."
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