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Immobilier : la reprise à l’épreuve de l’attentisme des acheteurs

Observatoire immobilier Bien’ici

Au troisième trimestre 2026, l’offre de biens à vendre progresse de 4 % sur un an sur Bien’ici, tandis que les contacts sur les annonces reculent de 22 %. Des chiffres qui interrogent la solidité de la reprise, alors que les prix affichés évoluent encore peu.

La reprise immobilière attendue cet été n’a pas vraiment pris corps. Au troisième trimestre 2026, les annonces de biens à vendre sont plus nombreuses, mais suscitent moins de contacts. C’est le principal enseignement du dernier observatoire de Bien’ici, établi à partir des données de la plateforme. L’offre progresse ainsi de 4 % par rapport à la même période de 2025, tandis que les contacts reculent de 22 %. « Les Français continuent de consulter les annonces, mais hésitent à concrétiser leurs projets », commente David Benbassat, président de Bien’ici.

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L’attentisme des acquéreurs serait-il de retour ?

C’est ce que semble indiquer le niveau de la demande semblable à celui des années 2023 et 2024. Pourtant, les prix affichés ne connaissent pas de correction d’ampleur. Ainsi, ceux des appartements augmentent légèrement sur un an, tandis que ceux des maisons poursuivent leur lent recul. D’un autre côté, les annonces restent en ligne plus longtemps ( 82 jours en moyenne), soit sept jours de plus qu’au printemps. De quoi aborder la fin de l’année avec prudence, sans pouvoir encore parler d’un retournement généralisé mais qu’on redoute de plus en plus. 

Davantage de choix, mais moins de contacts

Sur Bien’ci, les biens à vendre sont plus nombreux, surtout les appartements. Les acquéreurs peuvent donc comparer davantage de logements et prendre le temps de choisir. Mais cette offre élargie ne suscite pas plus de contacts, bien au contraire : leur nombre recule de 22 % sur un an, retrouvant les niveaux de 2023 et 2024, deux années marquées par l’attentisme. La tension du marché, qui rapporte le nombre de contacts au volume d’annonces, diminue ainsi de 25 % au niveau national.

« Ce troisième trimestre marque un véritable tournant : alors que l’offre augmente légèrement, la demande fléchit », souligne David Benbassat. Incertitudes de la rentrée, hausse des taux, approche de l’élection présidentielle, autant de raisons qui peuvent inciter les ménages à différer leur décision, renchérit le Président de Bien’ici. 

Des prix qui s’ajustent encore peu

Face à cette appétence plus faible des candidats à l’achat, les prix affichés restent encore relativement stables. Au niveau national, ceux des appartements progressent ainsi de 0,7 % sur un an, à 4 771 euros le mètre carré. Ceux des maisons reculent, quant à eux, de 1 %, à 2 761 euros le mètre carré. Derrière ces moyennes, les évolutions diffèrent évidemment selon les territoires : les appartements baissent de 1,2 % dans les zones urbaines hors Île-de-France, mais augmentent de 0,8 % dans les zones périurbaines et de 2 % en Île-de-France hors Paris.

Pour les vendeurs, une offre plus abondante et des acheteurs moins pressés rendent donc le positionnement du prix d’autant plus décisif. Est-il donc plus que jamais essentiel de fixer un prix réaliste et en concordance avec le marché dès le moment de la mise en vente ? Effectivement. “Le niveau global de biens sur le marché reste plus abondant que celui observé un an auparavant. Grâce à cela, les acheteurs disposent désormais de choix plus variés, de délais de réflexion élargis et d’un pouvoir de négociation renforcé. Pour les vendeurs, cette conjoncture impose un ajustement indispensable : la réussite des transactions passe désormais, pour les vendeurs, par une fixation réaliste des prix de mise en vente dès le départ, sous peine de voir les délais d’exposition des biens s’allonger.” avertit Bien’Ici. 

Une nuance tout de même : tous biens confondus, les 82 jours de diffusion observés au troisième trimestre ne représentent qu’un jour de plus qu’un an auparavant. L’Île-de-France se distingue même par une baisse de huit jours, à 59 jours en moyenne. Le marché donne donc des signes d’hésitation, mais conserve des différences locales sensibles. Pour la fin de l’année, l’enjeu sera donc de voir si le recul des contacts se prolonge et conduit les vendeurs à revoir davantage leurs prix.

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