Contenu proposé par Catella France
La location courte durée reste dominante mais fragile
Seuls 10 % des Français y resteraient fidèles quoi qu’il arrive, même en cas de hausse des prix
À l'occasion du SIEC, le salon de l'immobilier commercial qui se tient les 10 et 11 juin à Paris, Catella publie les résultats d'une étude YouGov consacrée aux arbitrages des Français entre hôtel et location courte durée. Dans un contexte où les prix hôteliers ont progressé de +9 % en 20241 et où la réglementation des locations courte durée se durcit, les équilibres entre modes d'hébergement évoluent rapidement, et avec eux, les perspectives pour les investisseurs en immobilier hôtelier.
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En cas de hausse des prix des locations courte durée, 34 % des Français et Françaises déclarent qu’ils se tourneraient vers l’hôtel et 29 % qu’ils arbitreraient selon les situations.
Seuls 10 % resteraient fidèles à la location quel que soit le niveau de prix.
La location courte durée n’est pas un choix figé. Près des deux tiers des utilisateurs (63 %) se disent ouverts à une alternative hôtelière si les prix augmentent, notamment parmi les CSP+ (74 %). Dans les territoires où la pression touristique est la plus forte, l’arbitrage économique devient aussi le plus sensible. Cas notamment dans le Sud-Est (71 %) contre environ 57 % dans le Nord-Est.
Le durcissement réglementaire engagé ces derniers mois pourrait accélérer cette évolution. À Paris, l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) annonce une stabilité des annonces de locations courte durée en 2025, à 54 000 en octobre, après un pic de 79 000 à l'été 2024. La loi Le Meur, en réduisant certains avantages fiscaux et en renforçant les capacités d’action des collectivités, pourrait contribuer à une hausse progressive des prix des locations courte durée.
Les chiffres clés
· 34 % des Français choisiraient l'hôtel en cas de hausse des prix des locations courte durée
· 10 % seulement des utilisateurs de locations courte durée y resteraient fidèles quoi qu'il arrive
· 70 % des 25-34 ans ont déjà renoncé à l’hôtel
· 46 % souhaitent plus de réglementation pour les locations courte durée
· 46 % ne voient aucun impact négatif à mixer clientèle d’affaires et de loisirs

Un Français sur deux a déjà renoncé à
L'HÔTEL
Le renoncement à l’hôtel est massif. Il concerne un Français sur deux, atteint 59 % en région parisienne et grimpe à 70 % chez les 25-34 ans. Le prix apparaît comme la première barrière (32 %), particulièrement chez les jeunes actifs de 25-34 ans (43 %).
Cette dynamique dépasse la seule question touristique. Les contraintes qui pèsent sur le logement, les loyers et le pouvoir d’achat se retrouvent aussi dans les arbitrages liés aux séjours et aux déplacements. Le renoncement à l’hôtel traduit moins un désintérêt pour ce modèle qu’une difficulté croissante d’accès.
46 % des Français souhaitent un durcissement de la réglementation des locations courte durée
La loi Le Meur s’inscrit dans une attente déjà présente dans l’opinion : près d’un sondé sur deux (46 %) estime que la réglementation des locations courte durée devrait être renforcée. Les écarts régionaux sont marqués : Sud-Ouest (50 %), Sud-Est (50 %) et Nord-Est (49 %) se montrent les plus favorables, devant le Nord-Ouest (38 %) où l’indécision est plus forte (32 %).
À Paris, les meublés touristiques représentent 3,5 % du parc résidentiel et ont généré 585 M€ de chiffre d’affaires hors circuit hôtelier selon la Direction générale des entreprises (DGE)3. Un niveau qui illustre l’impact économique croissant de ce segment dans certains territoires.
L’hôtel, un usage opportuniste plus qu’un réflexe
Le recours à l’hôtel répond à des critères très concrets : pour des séjours courts (33 %), en raison de prix compétitifs (32 %), et pour les services inclus (28 %).
Les 55 ans et plus privilégient davantage les courts séjours (39 %), tandis que les 25-34 ans accordent plus d’importance au prix compétitif (40 % contre 27 % chez les 55 ans et plus) ou à une offre de location limitée (24 % contre 15 % en moyenne).
Ces usages plus flexibles ouvrent des perspectives pour les modèles hybrides associant hébergement, coworking, séjours longue durée ou usages mixtes loisirs/affaires. L'hôtel n'est plus seulement choisi pour ses prestations, mais pour sa capacité à accueillir des séjours de toutes natures - professionnels, mixtes, longue durée.
Une cohabitation loisirs/affaires largement acceptée
La cohabitation entre voyageurs de loisirs et clientèle d’affaires dans les hôtels est globalement bien perçue : 46 % des Français et Françaises estiment qu’elle n’a aucun impact sur leur séjour ; 13 % y voient même un avantage en matière d’animation et de services. Cette proportion atteint 26 % chez les 25-34 ans et 23 % en région parisienne, des publics également plus ouverts aux usages hybrides.
Dans les territoires où la pression immobilière est la plus forte, l’acceptabilité de ces modèles mixtes apparaît également plus élevée, un signal suivi de près par les investisseurs développant des actifs hôteliers multifonctionnels.
Méthodologie et références
L'enquête a été réalisée par YouGov sur 1007 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus, en termes d’âge, de genre, de région et de CSP. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 17 au 20 avril 2026.
Références :
Atout France, Notes de conjoncture 2023–2024
APUR, Locations meublées touristiques à Paris en 2025, janv. 2026
DGE, Impact économique et réglementation des meublés de tourisme, note de la Direction Générale des Entreprises, juin 2023
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