Partenariat
L'éclairage de Finance Conseil
Dans le monde de l’entrepreneuriat, le business plan est souvent perçu comme une étape obligatoire, parfois technique, voire un peu rébarbative. Pourtant, derrière ce document se cache un véritable outil stratégique pour structurer son projet, convaincre ses partenaires et sécuriser son financement. Mais concrètement, qu’attendent les banques et les investisseurs d’un business plan ? Comment transformer une idée en un dossier solide et crédible ? Et quelles sont les erreurs les plus fréquentes des porteurs de projet ?
Pour répondre à ces questions, nous avons reçu Jean Artes, directeur de la région Île-de-France chez Finance Conseil. Fort de son expérience dans l’accompagnement au financement des entrepreneurs, il nous partage ses conseils pratiques pour construire un business plan efficace et parler le langage des financeurs.
Interview
Business plan : l’art de parler le langage des financeurs
L’éclairage de Jean Artes, directeur Île-de-France chez Finance Conseil
Le podcast en bref
Les points clés
À RETENIR
- Le business plan est un outil stratégique de structuration et de financement du projet.
Plusieurs versions peuvent coexister selon les destinataires (porteur, investisseurs, banques).
Les financeurs analysent en priorité la cohérence financière et la capacité de remboursement.
La synthèse et la clarté sont essentielles pour faciliter la lecture et la décision.
L’accompagnement d’un expert permet d’optimiser la présentation et la crédibilité du dossier.
Un document stratégique aux multiples facettes
Le business plan se construit autour de plusieurs piliers : présentation du projet et du porteur, analyse du marché, stratégie commerciale et prévisions financières. Mais selon Jean Artes, il n’existe pas un modèle unique. Le document doit s’adapter à son destinataire. La version personnelle permet à l’entrepreneur de structurer sa réflexion, celle destinée aux investisseurs met en avant le potentiel de développement, tandis que la version bancaire obéit à des codes précis. Le rôle du courtier consiste alors à traduire le projet en « langage bancaire » afin de répondre aux critères des comités de crédit et faciliter la prise de décision.
Des attentes bancaires très cadrées
Pour les établissements financiers, deux éléments sont déterminants : le plan de financement et le prévisionnel d’activité. L’un recense l’ensemble des besoins et des ressources de manière exhaustive et réaliste tandis que l’autre, généralement établi sur trois ans, permet d’évaluer la rentabilité du projet et sa capacité à rembourser un emprunt. Les banques analysent également la cohérence des hypothèses à partir de comparables sectoriels et examinent attentivement l’adéquation entre le projet et le parcours du porteur. Dans certains secteurs, comme la restauration, l’expérience ou l’accompagnement peuvent s’avérer décisifs.
La force de la synthèse et de l’accompagnement
Un business plan efficace n’est pas forcément volumineux : il doit avant tout être clair, synthétique et centré sur les informations utiles à la décision. Les documents trop longs risquent de diluer les éléments essentiels. L’accompagnement par un expert du financement permet alors de restructurer le dossier, d’ajuster les hypothèses financières et de maximiser les chances d’obtention du crédit. Au-delà du financement, le business plan reste aussi un outil de réflexion stratégique pour l’entrepreneur, qui peut être amené à affiner ou repenser son projet au fil de sa construction.
Dans la même série
Acheter un bien immobilier : les étapes clés
Avec Maxime Fillaudeau, Finance Conseil
Les Bonnes Rencontres avec leboncoin immo continuent en 2026
Insécurité du logement : les risques augmentent










