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(c) EY
7e panorama de l'immobilier et de la ville EY Fondation Palladio

Baromètre moral des acteurs de l’immobilier et de la ville : nous changeons d’ère et c’est radical

7ème panorama de l’immobilier et de la ville – Perspectives économiques

La filière de l’immobilier et de la ville est la première filière industrielle en France. Pesant 10,8% du PIB en 2022, elle emploie plus de 2,3 Millions de français dans 8 secteurs d’activité. Comme chaque année depuis 7 ans, EY et la Fondation Palladio publient à travers une étude annuelle un état des lieux économique du secteur. Le second volet de cette étude vient d’être publié. Il s’agit via un sondage de prendre le pouls du moral des chefs d’entreprise de la filière, afin de savoir quel est leur niveau d’optimisme, leurs motifs d’inquiétude, les classes d’actifs qui suscitent leur confiance et celles qui au contraire les préoccupent. Et puis aussi quel est selon eux, l’avenir de cette industrie de l’immobilier et de la ville. Pour nous parler de cette étude et la commenter, voici, Quentin Nam, Manager chez EY et cheville ouvrière de cette étude très intéressante.  

Avant d’avoir les résultats, on avait bien l’impression d’avoir affaire à un changement d’ère, un changement radical d’ère, car cette filière a l’habitude d’avoir 80% de dirigeants optimistes, d’être une filière très optimiste depuis de nombreuses années. Le phénomène est très marqué et très nouveau. Il se voit dans tous les secteurs d’activité : de l’ingénierie à la commercialisation en passant par la construction. C’est marqué depuis le début de la guerre en Ukraine, depuis l’augmentation des taux d’intérêt et l’augmentation des coûts des matériaux.

Quentin Nam, EY

Sondage exclusif sur le moral et la confiance des acteurs de l’immobilier et de la ville :3 zones de tensions identifiées

Ces zones de tension sont le résultat croisé d’une conjoncture économique troublée et du début de profonds changements stratégiques dans les entreprises et organisations de la filière. 

Tension n°1

"En ce début d’année, les dirigeants se montrent moins optimistes qu’en 2022, sur fond de croissance en berne pour la 1ère filière industrielle française

Avec 10,8% du PIB hexagonal en 2022 selon les estimations réalisées par EY, l’industrie de l’immobilier et de la ville reste le premier secteur industriel de l’économie française, loin devant la santé, le luxe, la chimie, l’agroalimentaire ou l’automobile.

Pour autant, la filière affiche des résultats mitigés en 2022 (+0,9% de croissance), en-deça de ceux prévalant pour l’ensemble de l’économie nationale (+2,6% d’après l’INSEE) et des performances enregistrées entre 2020 et 2021 (+6,2%).

L’accumulation de facteurs économiques et géopolitiques assombrit considérablement le moral des dirigeants : début 2023, 52% des 515 dirigeants interrogés se disaient « optimistes » sur leurs perspectives à 12 mois, contre 84% à pareille époque l’année dernière.

Les motifs d’inquiétude laissent néanmoins penser que ce climat est plus conjoncturel que structurel : après un niveau d’activité soutenu jusqu’à la fin du 1er trimestre 2022, les dirigeants confirment le ralentissement provoqué par la guerre en Ukraine et ses conséquences économiques : remontée des taux d’intérêt, augmentation des coûts de l’énergie, tensions sur l’approvisionnement, baisse de la consommation des ménages, etc.

Pour autant, et ce malgré un recul des recrutements en 2022, l’industrie de l’immobilier et de la ville a créé 27 400 emplois et reste à l’origine de 10% des créations nettes d’emplois en France, selon les estimations EY."

Tension n°2

"La commercialisation, la gestion et la promotion immobilière souffrent alors que le dynamisme de l’expertise, du conseil et des métiers technologiques manifeste la profonde transformation des modes de production

Le niveau de confiance des dirigeants n’est pas uniforme d’un secteur à l’autre. Certaines activités de conception technique et de création confirment la dynamique des années passées. Dans l’ingénierie, les dirigeants anticipent une sollicitation continue de leurs expertises compte tenu de la complexité croissante des projets immobiliers et des besoins technologiques soulevés par l’adaptation du parc bâti existant. Dans la construction ou l’architecture, les carnets de commandes et les perspectives offertes par le marché de la rénovation semblent également prometteurs pour 2023 et 2024.

A l’inverse, les sources d’inquiétudes sont nombreuses dans la promotion immobilière, la gestion ou la commercialisation. Dans la gestion, les entreprises et les organisations du logement social par exemple sont directement impactées par l’inflation et l’augmentation des charges. La commercialisation et la promotion craignent quant à elles de se retrouver en panne de croissance. Le renchérissement du coût des crédits vient notamment limiter les potentiels acheteurs. Par ailleurs, après plusieurs années marquées par une offre en baisse, du fait de la difficulté à obtenir des permis de construire, la hausse des coûts de production aboutit à un nombre croissant d’annulations ou de reports des projets."

Tension n°3

"Des stratégies bouleversées afin d’accompagner la triple révolution socio-économique, industrielle et environnementale qui impacte la filière. 

« L’industrie de l’immobilier et de la ville se situe au croisement de défis majeurs pour l’économie et la société dans son ensemble. Elle va devoir continuer à fournir des logements, des bureaux, des commerces, des locaux d’activité et des équipements publics dans un contexte de croissance démographique et de forte évolution des besoins.

Il s’agit là d’une véritable révolution socio-économique, que certains qualifient d’anthropologique et qui est attestée par la vision des dirigeants sur les actifs structurellement en demande et en profonde transformation : si les attentes mutent fortement en matière de logement et que le marché du bureau est marqué par de nouvelles formes d’implantations tertiaires, en contraste, l’hôtellerie bénéficie d’un rebond post-covid, le commerce vit une mutation profonde de ses actifs et l’immobilier d’activité s’adapte aux nouvelles supply chains internationales et à la progression du e-commerce.

Révolution industrielle ensuite tant par les entreprises de l’immobilier et de la ville ont besoin d’une quantité considérable de nouveaux talents. Pour mener à bien la transformation technologique et environnementale de la filière, des centaines de dirigeants ont témoigné, dans notre 1er épisode, de l’importance de doter leur entreprise de nouvelles compétences. De plus en plus, ils vont ainsi chercher leurs futurs candidats – jeunes ou expérimentés – dans d’autres secteurs d’activités, comme les médias ou le e-commerce, dont la maîtrise plus avancée de la donnée ou de l’investissement technologique est un apport précieux pour leur propre transformation.

Enfin, la filière est au cœur de la transition écologique qui touche tant de pans de l’économie hexagonale et de nos modes de vie en général. L’environnement bâti représente encore 43% de la consommation en énergie finale et 23% des émissions de CO2 en France, selon le ministère de la Transition écologique. Son rôle est donc crucial pour atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris sur le climat et la Stratégie Nationale Bas Carbone. Ces chiffres soulignent l’ampleur des changements stratégiques, opérationnels mais aussi financiers et culturels que la filière doit mettre en œuvre ; de la réduction des émissions carbone à tous les maillons du cycle de vie du bâtiment (conception, construction, exploitation, démolition) à l’optimisation de l’usage des bâtiments, de la formation des compétences à l’adaptation des villes aux effets les plus brutaux du réchauffement climatique.

Cette révolution est bien illustrée par les trois quarts des dirigeants de notre panel qui affirment que la transition écologique impliquera de modifier structurellement ou substantiellement leur stratégie."

Source : 7e Panorama de l'immobilier et de la ville, épisode n°2, pages 4 et 5

7e Panorama de l’immobilier et de la ville par EY et la Fondation PALLADIO

Consulter l'étude

Sondage exclusif sur le moral et la confiance des acteurs de l'immobilier et de la ville

Anne-Sandrine Di Girolamo
Anne-Sandrine Di GirolamoFondatrice
Anne-Sandrine Di Girolamo
Anne-Sandrine Di GirolamoFondatrice
Journaliste fondateur des Ondes de l’Immo.

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