La Maison Guimet ouvrira ses portes le 23 mai 2026
Après une ambitieuse rénovation, l’hôtel d’Heidelbach rouvrira ses portes le 23 mai 2026 sous le nom de Maison Guimet.
Située à proximité immédiate du musée national des arts asiatiques (le fameux Musée Guimet), cette demeure d’exception entend devenir un lieu vivant dédié aux arts de vivre asiatiques, mêlant mobilier d’apparat chinois, cérémonies du thé et rencontres littéraires autour des cultures d’Asie.
Premières conférences à découvrir en avant-première.
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Un nouveau chapitre pour l’hôtel d’Heidelbach
À l’occasion de la Nuit européenne des musées, la Maison Guimet inaugure une nouvelle identité et une nouvelle vocation. Installée dans un hôtel particulier parisien du début du XXe siècle, elle accueille désormais un parcours consacré au mobilier d’apparat chinois et aux arts du thé en Asie. Pensé comme un écrin pour les collections chinoises du musée Guimet, le lieu met en scène paravents en laque, armoires aux décors de dragons, porcelaines et brûle-parfums impériaux dans un dialogue entre raffinement asiatique et architecture parisienne. L’atrium accueille également une collection d’oiseaux en porcelaine de la dynastie Qing issue de la donation Grog-Carven.
Une immersion dans les arts du thé asiatiques
La Maison Guimet accorde une place centrale aux arts du thé à travers un espace inédit consacré aux traditions chinoises et japonaises. Au rez-de-chaussée, objets, céramiques et ustensiles évoquent ces rituels ancestraux, tandis que le Bamboo Space, salon de thé imaginé par la designer Jiang Qiong Er pour Shang Xia, prolonge cette expérience sensorielle contemporaine. Dans le jardin paysagé d’inspiration japonaise, un authentique pavillon de thé accueille des cérémonies conduites selon les traditions des écoles Omotesenke et Urasenke. Le musée propose également des initiations au gong fu cha, l’art chinois du thé né au Xe siècle, animé par l’experte Xin Zhao autour de thés issus du Yunnan, du Guangdong ou du Fujian.
Une programmation culturelle tournée vers
L'EXPÉRIENCE
Au-delà des collections, la Maison Guimet souhaite devenir un lieu d’échanges et de transmission autour des cultures asiatiques. Une programmation de visites guidées, dégustations, initiations et rendez-vous littéraires accompagnera la réouverture. Le nouveau cycle « Les routes littéraires du thé » proposera notamment des rencontres consacrées à des œuvres japonaises majeures, ponctuées de lectures et de dégustations de thé. Cette ambition culturelle se retrouve également dans les aménagements confiés à la designer et architecte d’intérieur Constance Guisset, qui a imaginé une scénographie légère et lumineuse afin de faire dialoguer patrimoine, création contemporaine et expérience sensible.
On aimeMAISON GUIMETRencontres et conférences
« Les routes littéraires du thé » : un nouveau cycle de rencontres et de conférences
Associé à l’art de la rencontre et de l’hospitalité, ce nouveau cycle littéraire propose de mettre à l’honneur des ouvrages anciens ou contemporains et de considérer le patrimoine littéraire comme un instrument vivant destiné à tous les amateurs d’Asie, de littérature, de rencontres et de thé. Les rencontres sont ponctuées par des lectures d’extraits de l’œuvre présentée par un comédien de l’école d’art dramatique du Cours Florent, ainsi que par une dégustation de thé spécialement sélectionné pour l’occasion
Les rencontres sont proposées à la Maison Guimet le dernier vendredi de chaque mois au tarif de 18 €. La réservation obligatoire sur : guimet.fr.
L’énigme au Japon
Le roman historique Le secret du maître de thé de Kenichi Yamamoto (lauréat du Prix Naoki en 2009) a inspiré de nombreux écrivains et cinéastes. Il s’appuie sur une histoire bien réelle, demeurée énigmatique plusieurs siècles après les faits. Intrigues de palais, amours clandestines et présence de princesses coréennes viennent nourrir le récit fascinant de la vie légendaire du plus grand maître de la cérémonie du thé. L’ouvrage sera présenté par Pierre Cambon, ancien conservateur général en charge du département d’art coréen au musée Guimet, qui apportera son éclairage sur cette œuvre japonaise à l’intrigue étonnamment coréenne, au cœur même de son mystère.
Vendredi 29 mai à 17h
Le seuil au Japon
Éloge de l’esthétique de la pénombre, qui vient s’opposer à l’esthétique occidentale, le livre Éloge de l’ombre de Junichirô Tanizaki, publié en 1933, est un ouvrage de référence sur l’esthétique méditative japonaise. Le livre est présenté par Ryoko Sékiguchi, écrivaine et traductrice, dans une édition publiée en 2017 aux éditions Picquier sous le titre Louange de l’ombre.
Vendredi 26 juin à 17h










